• Perversion de l'édition

     

     

    Certains auteurs extravertis en remettent des louches et des louches histoire d'avoir une chance que l'on parle d'eux, même en mal, particulièrement en mal d'ailleurs. Passés au rang de l'hyper médiatisation, ils gagnent ainsi le statut de star avant même qu'on sache qu'ils écrivent. Ainsi, les présentoirs de la FNAC se retrouvent blindés d'auteurs-victimes-de-mes-deux ravagés par de l'autobiographie de quelques centaines de pages préfacées en général par son ami de toujours.

    Des tranches de vie aussi dénuées de pudeur qu'un jarret de porc pendu au crochet d'une boucherie derrière les clients comme on en voyait après guerre et aussi bandantes que l'Abbé Pierre chez Drucker un dimanche après midi.

    Les auteurs (romanciers spécialisés dit-on de ces branleurs syntaxiques) se tortillent de mille feux de Dieu qu'on voit bien leur cul et qu'on sache combien ils ont souffert de leur vie de sodomite introverti. D'ailleurs, comment s'en seraient-ils remis sans leur thérapie de l'écriture ? Hein ? Vous doutez de leur aveu ? S'ils changent les noms, c'est uniquement pour ne pas avoir de procès. Imaginez un peu leur croix à porter que d'avancer masqués, eux qui se sont tant dévoués à l'authentique.

    Entre celle qui se faisait sodomiser par son père dans le confessionnal d'une église de Carcassonne et qui finit par avouer au dernier chapitre que finalement elle aimait ça, et celle qui avait une relation homo incestueuse avec sa sœur grande vedette de cinéma qui se plombait les veines trois fois par jour au point de faire cesser le tournage de son dernier film ; les bacs n'ont pas fini de se vider tant la misère intellectuelle prend une tournure dépravante.

    Nous sommes au cœur de l'intime, plus profond, on ne saurait pas.

     

     


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